Journal · 18 octobre 2026

Les toits de Paris, le zinc et l'Unesco

Les toits de zinc de Paris, dont les couvreurs-zingueurs sont inscrits au patrimoine immatériel de l'Unesco depuis 2024, peints par Dinelli sur toile froissée.

Toits de Paris – Montmartre, huile sur toile froissée de Dinelli
Toits de Paris – Montmartre, huile sur toile froissée

Vus d'une fenêtre haute, les toits de Paris forment un paysage à part : des pentes de zinc gris, des lucarnes, des forêts de cheminées coiffées de mitrons en terre cuite. Le zinc couvre environ 80 % des toits de la ville. Il s'est généralisé avec les grands travaux d'Haussmann, au XIXe siècle.

Un savoir-faire reconnu par l'Unesco

Le 4 décembre 2024, les savoir-faire des couvreurs-zingueurs et ornemanistes parisiens ont été inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco. C'est la reconnaissance d'un métier qui a façonné l'allure de la ville.

Les Toits de Paris de Dinelli

Dinelli travaille les toits de Paris depuis son retour à Paris en 2000, d'abord au pastel, avec les séries Toits de Paris et Toits du Monde, primées à plusieurs reprises. Elle les peint aujourd'hui à l'huile, sur toile froissée : Toits de Paris – Montmartre, Toits de Paris – Batignolles, Toits de Paris – Les Abbesses et Toits de Paris – Les Abbesses 2, où un grand graffiti bleu « PARIS » s'étire sur un mur.

Les tags font partie du paysage : pour l'artiste, ils sont des « témoins de la vie urbaine contemporaine ». Les immeubles haussmanniens ont aussi leurs toiles, Toits de Paris – Haussmann et Toits de Paris – Haussmann 2.

Toute la série est réunie dans Toits de Paris.

Texte : atelier Dinelli. Citations : textes de l'artiste.

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